Po&thique (n° 13) — 12 septembre 2007

L’édito du stade oral

D’après le dernier numéro du Mag­a­zine lit­téraire citant les Inrock­upt­ibles la lit­téra­ture serait en train de passer « au stade oral » car les écrivains — les vrais, les grands, les romanciers quoi —, décou­vrent les bien­faits de la parole publique — en pub­lic (paraît même que Chris­tine Angot a un agent pour ça et qu’elle se fait payer très cher pour dire ses textes).

Alors les poètes n’on plus qu’à faire breveter aussi leur oral­ité, c’est la moin­dre des choses !

D’ailleurs ils com­men­cent. La preuve Bar­cella, cham­pion de France de la poésie urbaine, demande 950 euros (HT bien sûr)) pour ani­mer une soirée de poésie avec quelques potes musi­ciens. De pote à poète il n’y a qu’un pas et le poète est moins celui qui est inspiré que celui qui a des potes. Il doit y avoir une erreur quelque part.

En tout cas bien­tôt se déroulera sans doute la finale de la coupe du monde de poésie com­por­tant, en début de matchs, la séance de cri pri­mal lancé par chaque équipe. Les entraîneurs de l’équipe de poésie française (ou française de poésie) devien­dront min­istres de la Cul­ture ou quelque chose d’approchant. De quoi met­tre du baume au cœur ou à ce qu’il en reste, non ?

C’est ça le stade oral : la poésie dans les stades et spon­sorisée par Coca Cola.

Conclusion

••• Ainsi prend fin la 13e édition de Po&cité, 6 pages donc, pas une de plus ! Pour­suivre au-delà ris­querait de nous entraîner à faire de la lit­téra­ture. La vraie vie s’pas, la vraie, nous invite à autre chose. Quant même ! Retournons à nos mou­tons et à l’entretien de nos bergeries.

Pour en savoir plus

Téléchargez les 6 pages du bul­letin : Po_thique_13_.120907