Po&m’terre (n° 17)

Pub­li­ca­tion du 11 mars 2008

Édito

Nous voici donc tou­jours sous le signe de la pomme de terre, de la poèm’terre comme dit en titre.
Quel nou­veau alors ? Une expo­si­tion itinérante Eloge de la pomme de terre : en qual­ité de pho­topoètes, j’ai réal­isé un reportage lors de la cam­pagne d’extraction, dans l’Est de la Somme en cette fin d’été 2007. Quelques élucubra­tions plus tard et en insérant des textes de poètes du monde entier venant de mes inter­ven­tions « Mod­este éloge à la pomme de terre », il en résulte une expo­si­tion en 16 pan­neaux, pou­vant cir­culer en France et en Navarre moyen­nant quelques finances.
Cette expo­si­tion a reçue une petite aide de la cham­bre d’Agriculture de la Somme, c’est dire si le milieu pro­fes­sion­nel n’a pas été vexé que je reti­enne le terme d’ pour par­ler de la phase vigoureuse des récoltes plutôt que celui d’, tra­di­tion­nel dans le milieu. La pomme de terre est en effet extraite de sa gangue par de grandes mécaniques comme il se pra­tique dans les mines ou dans la con­struc­tion con­tem­po­raine des tun­nels. La pomme de terre est un minerai.

Brève finale

Ainsi prendrait fin la 17e édition de Poèm’terre, 6 pages donc, inex­orable­ment ?
Allez ! encore une petite nou­velle « glanée » (j’aime bien ce verbe qui rap­pelle Agnès Varda et les pommes de terre, qui exprime une active curiosité d’où peut jail­lir du sens ) dans le Cour­rier Picard — le jour­nal d’Amiens — édition de ce lundi matin (his­toire vraie, donc) : « Un agricul­teur de Ram­bu­res a trouvé un bovin qui a été amputé « d’un mem­bre inférieur » dans la nuit de samedi à dimanche ».
Je me demande quelle var­iété de vache peut ainsi être munie de mem­bres « supérieurs ». Et je m’en vais glaner à tra­vers champs, don­nant la main à cette vache, en toute sérénité. Les vaches ne sont-elles pas des mères de sérénité ?

Pour en savoir plus

Téléchargez les 6 pages du doc­u­ment Po&m’terre du 11 mars 2008 : Po_mterre17V2.mars2008