Enchaînés (paroles et musique Toma Sidibé)

Toma Sidibé

_ Toma Sidibé est chanteur. Ren­con­tré à Amiens lors de la journée de com­mé­mora­tion de l’abolition de l’esclavage, il a chanté Enchaîné et a accepté bien volon­tiers que j’en mette le texte en ligne dans le Sarkos­i­toire. Qu’il en soit remer­cié.
Pour pren­dre plus large­ment con­nais­sance de son tra­vail je vous invite à vous ren­dre sur son site :http://www.tomasidibe.net/
« Musique du monde, musique franco-malienne, world music, chan­son métissée…je ne sais pas trop com­ment nom­mer ma musique, mais ce dont je suis sûr c’est qu’elle est faite avec cœur et amour, qu’elle est faite pour être partagée et pour val­oriser des cul­tures qui m’ont tant apportées. »

Quelques don­nées bib­li­ographiques (sur son site)

Voyageur, amoureux de l’Afrique, le musi­cien a adopté le Mali comme terre d’inspiration.
Toma Sidibé naît en Côte d’Ivoire et grandit à Amiens en Picardie, où il com­mence l’apprentissage de la musique par la bat­terie à l’âge de onze ans.
Après diverses expéri­ences musi­cales, il retourne en Afrique de l’ouest à 17 ans et sent inten­sé­ment qu’il est de retour à la mai­son.
Le Mali devient son pays d’adoption, il y apprend le djémbé, instru­ment qui mène la danse dans toute les fêtes tra­di­tion­nelles et le bamanan (bam­bara) une des langues nationales.

Enchainés

REFRAIN

_ Il y a 400 ans par­tis pour l’Amérique enchaînés
Esclavage !
Aujourd’hui vingt et unième siè­cle expul­sés mains menot­tées
Fout l’camp sans papiers !
_ L’Afrique a perdu ses hommes et femmes par­tis enchaînés
énorme blessure, plaie ouverte dig­nité bafouée
mais le vingt et unième siè­cle n’apporte rien de bon tou­jours les mêmes chaînes
mais cette fois c’est le retour de force au bled
tou­jours les mêmes haines les mêmes peines !
_ Kunun kunun u mako t’un b’an na nka bi u b’an guèn ( x2)
(tra­duc­tion : hier ils avaient besoin de nous et aujourd’hui ils nous chas­sent)

REFRAIN

Cou­plet avec tra­duc­tion en sec­onde ligne
_ N’ko Sidibékè nana aw fè
Sidibé est venu vers vous
Sidibékè bè fènw nyèfò i yè
Pour expli­quer quelque chose :
Nko fara­fi­nala nè bè na san o san
En Afrique j’y vais tout les ans
N’bè boli n’bè don avion kònò nè bè pan
Je cours, je prends l’avion et m’envole
Jamanadènw b’a fò i bèora i ka so
En arrivant les habi­tants me dis­ent :
I sèra Mali la sisan i sèra i ka so
“Tu as quitté ta mai­son main­tenant que tu es au Mali tu es arrivé dans ta mai­son”
Nka n’i yèrè b’a fè ka taa tubabu jamana la U b’i k’i nyininka, k’i nyininka
Mais si toi tu veux aller au pays des blancs, c’est pas la même his­toire :
K’i sègèsègè k’i bagabaga
on te ques­tionne, on te har­cèle,
k’i bagabaga K’i sègèsègè _ on te har­cèle on te ques­tionne,
Ka man­a­manakan dè f’i yè !!!!
On te raconte n’importe quoi !!!!

REFRAIN

_ Babilone fitiri­walé, tubabu kal­a­banci !
Occi­dent tu nous trahi, blancs vous mentez !
Je m’en vais chez moi je vous dit que je m’en vais chez moi
Ni n’tun ya don, Ni n’tun ya don…
Si j’avais su, si j’avais su…