C’est difficile de guérir de la surdité celui qui veut être sourd

Jean-Louis Lokos­sou

Ce jour mer­credi 20 mai à 23 h, le vol Air France que j’avais réservé par­tira, oui il par­tira sans moi.
Rassurez-vous, quand le pilote con­stat­era qu’il manque un de ses pas­sagers, les hôt­esses lui expli­queront que son visa est resté coincé dans les tiroirs du con­sulat… il comprendra.

C’est bien dom­mage pour la cul­ture !
Pour moi, refuser le visa à un artiste, c’est comme
EMPECHER LE JOURNALISTE DE PARLER,
INTERDIRE AU BEBE DE CRIER,
ETEINDRE LA LANTERNE QUI ECLAIRE TOUT LE MONDE,
FERMER UNE FONTAINE,
ATTACHER LA BOUCHE DU ROSSIGNOL,
TUER LE COQ QUI CHANTE POUR TOUT LE VILLAGE

Tout ça, chers amis nous le savons tous, vous le savez tous.

Le con­sulat a voulu être sourd
et c’est plus dif­fi­cile de guérir celui qui veut être sourd qu’un vrai sourd.

Je demeure ce que je suis et tra­vaillerai tou­jours pour don­ner le sourire à ceux qui voudront bien sourire.