Trilogie poétique autour d’une peau de pomme de terre

Mes tribu­la­tions avec une pomme de terre

Mes rela­tions avec la pomme de terre vien­nent de loin, comme pour tout un cha­cun, puisque nous avons tous les pieds surs terre et que nous ressen­tons ce qui vit en dessous quand nous sommes au mieux de notre forme. Pen­dant cinq ans j’ai noué une rela­tion par­ti­c­ulière avec UNE pomme de terre. Elle a vieilli sous mes yeux. Et de sa peau sont nés ces por­traits. Depuis lors je n’ai de cesse de par­courir les textes des autres poètes, dévelop­pant peu à peu ce qui con­stitue un mod­este éloge à la pomme de terre : rencontre-débat, lec­ture en salle de textes de poètes du monde entier, péré­gri­na­tion dans les rues en don­nant des textes sur la pomme de terre, irruption-lecture dans des com­merces (cafés, librairies, boulan­geries, marchan­des de légumes et autres). C’est avec les éléments de notre quo­ti­dien que l’on bâtit un solide univers intérieur.
Plusieurs cri­tiques ont déjà rendu compte de ces 3 ouvrages (Claude Vercey, Alain Boudet, Patrick Joquel, Gilbert Desmée). Le texte le plus acces­si­ble est sans doute celui de Gilbert Desmée, sur le site d’« Encres vagabon­des » :
http://www.encres-vagabondes.com/
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Photo de couverture Jean-Louis Gonterre

Photo de cou­ver­ture Jean-Louis Gonterre

Char­lotte, Mona Lisa et les autres (galerie de portraits)

Extrait de la pré­face de Claude Vercey

(.…) il con­vient de s’attacher au peu, à l’enfoui, au refoulé et au déchet, aux laissés-pour-compte, hommes et objets vain­cus et humil­iés. Dès lors, proclamer la dig­nité de cette incon­nue, de cette étrangère, paraît un geste poé­tique­ment des mieux jus­ti­fiés, pour lequel nous salu­ons Jean Fou­cault et le suiv­rons dans les méan­dres de ses médi­ta­tions, de ses images intérieures issues d’une fréquen­ta­tion assidue de cette pomme de terre laque­lle, dit le poète, me met en désir de la langue.

Jean-Louis Gonterre : photographe

Le recueil est illus­tré par des pho­tos de Jean-Louis Gonterre, grand pho­tographe, spé­cial­iste de la pomme de terre depuis de nom­breuses annés lui aussi. Il a réal­isé en 2008 une expo­si­tion inau­gurée à Cuzco, sur la récole des papas en Bolive, au Pérou et en Equa­teur, réal­isée à la demande de l’Institut Inter­na­tional de la « papa », à Lima. Expo­si­tion qui est allé ensuite au château de Tré­varez (Fin­istère), jusque début novem­bre 2008. De son tra­vail Jean-Louis Gouterre dit :
Aujourd’hui je peux con­stater que toutes mes recherches ont un lien : mon­trer la richesse de nos dif­férences, mon­trer l’extraordinaire dans un quo­ti­dien ordi­naire, sor­tir de l’anecdote pour attein­dre l’universel, l’intemporel ; sans aucun souci de plaire, de me ranger dans une école ; enlever tout super­fi­ciel, pour attein­dre une cer­taine pureté, une cer­taine authen­tic­ité. Don­ner à voir, don­ner à réfléchir.

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La pomme de terre géographe

La pomme de terre nous fait voy­ager dans l’espace, comme le prou­vent nos rêver­ies et les pho­tos qui sur­pren­nent la fleur de peau de nos patates si nous leurs lais­sons le temps de creuser leurs sillons.

Voici donc une con­tri­bu­tion des sci­ences géo­graphes mais aussi des recherches d’astrophysique pata­toïque. La pomme de terre est une véri­ta­ble planète qui gravite au cœur de notre vie quotidienne.

Extrait de la pré­face d’Alain Boudet

(La pomme de terre est ) une fenêtre ouverte sur le monde. D’ailleurs, pour qui sait la regarder encore, elle est le monde même : sou­vent mal foutue, tou­jours sur­prenante, jamais à court d’invitation pour des par­cours topographiques renou­velés et inat­ten­dus. Lisons sa peau comme on déchiffr­erait une carte. Promenons-y notre doigt comme on chercherait un endroit de rêve sur une mappe­monde. Explorons la patatosphère à la ren­con­tre des peu­ples.
(…) Elle a, comme le poète, un univers au fond des yeux.

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Zoopata­tolo­gie

La zoopata­tolo­gie est l’analyse poé­tique des esprits ani­maux de la pomme de terre, telle que révélée par sa peau et ses formes. On y décou­vre chaque jour de nou­veaux mon­stres, de nou­veaux insectes (domaine analysé par l’entomopatatologie), etc. Les sci­en­tifiques les plus con­séquents par­lent aujourd’hui de la pata­to­di­ver­sité, indis­pens­able à l’équilibre de notre planète. J’apporte ici une mod­este con­tri­bu­tion à cette vaste sci­ence. Brigitte Dusserre Bres­son qui a établi la pré­face, a édité en 2007 un livre d’artiste avec gravures orig­i­nales à par­tir de cer­tains de ces textes con­sacrés aux insectes, sous le titre : 6 jours d’entomopatatologie.*

Extrait de la pré­face de Brigitte Dusserre Bresson

Là cela grouille, cela s’agite, philosophe, vit et réagit. Cela, ce micro­cosme tout entier con­tenu dans la forme pata­toï­dale pal­pite au gré du temps, de ses humeurs, sans gêne aucune et s’inscrit sous la plume du poète obser­va­teur et bien­veil­lant, en pen­sées ani­males. « Un Moi-animal en chair de pen­sée » dit-il. Exis­tence zoologique à fleur de peau de pomme de terre. Le règne ani­mal s’inscrit, se bâtit, reprenant l’histoire depuis le début, du quadrupède au lépi­dop­tère, du lapin à l’autruche.

Pour com­man­der ces livres
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27 rue d’Antibes — 80090 Amiens. (prix entre 8 et 11 €, plus frais de port)
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