Pef et les pommes de terre

En 1989 PEF, auteur-illustrateur, pub­li­ait dans Farces et Attrapoèmes (éditions Gal­li­mard) un poème sur les patates, com­posé à par­tir des noms des pommes de terre fig­u­rant sur une liste dans un dic­tio­n­naire du début du XXe siè­cle.
Cette liste accom­pa­g­nait le dessin des sil­hou­ettes des pommes de terre, et fig­u­rait dans un page numérotée « 1387-Agriculture » du dic­tio­n­naire de l’époque, telle que repro­duite dans Attrapoèmes.
Cette page était con­fec­tion­née nous dit-on à par­tir de doc­u­ments oblig­eam­ment com­mu­niqués par la Maisoon Vilmoin-Andrieux et Cie, (Paris).
Le poème de Pef exprime le plaisir ver­bal qe l’on éprouve à jouer avec les noms des patates. _ Un jeu d’écriture que je vous invite aussi à ten­ter. Les noms des vari­antes de pommes de terre n’ont pas cessé de s’étendre depuis un siè­cle !
Mais place à ce poème sur lequel mon atten­tion a été attirée par son auteur, qui a bien voulu que je le repro­duise sur ce site. Le recueil est actuelle­ment épuisé, et même dans les bro­cantes il sem­ble introu­vable
Amusez-vous à retrou­ver les noms des var­iétés cachées dans ce texte qui fig­ure aux pages 26–27 d’ Attrapoèmes.


_ En cette fin de Siè­cle sous l’étoile du Nord,
le beau Vic­tor Great Seat d’Eraly Rose
et Déodora, géante bleu d’Esterlinger,
cau­saient Saucisse et Indus­trie.
_ (Et patata et patati…)
_ les belles de Juil­let
encore Rouges du Sois­son­nais
et des Mer­veilles d’Amérique
_ venaient par quar­an­taines de la Halle et du Loiret,
_ (Et patati et patate…)
_ Toutes dan­saient aux portes de Kerr’s Punh
pour les beaux yeux
de pommes d’air,
elles qui n’éaient que pommes e erre
aux noms énig­ma­tiques de héros !
_ (Et patati, patate à l’eau…)

Lors d’une inter­ven­tion à Saint-Quentin-en-Yvelines le jeudi 3 avril 2008, Pef ouvre la dou­ble page d’Attrapoèmes con­sacrée à la pomme de terre et la commente :

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