Les Glaneries

Au cours de mes inter­ven­tions sur l’imaginaire de la pomme de terre j’ai l’occasion de par­ler avec des gens qui m’apportent des infor­ma­tions pré­cieuses sur leurs rap­ports à la pomme de terre, sur leurs préoc­cu­pa­tions dans ce domaine, sur leurs his­toires avec la pomme de terre.
J’ai donc décidé de dégager une série de glaner­ies de ces par­cours. Le mot appar­tient à nos respecta­bles dic­tio­n­naires, même s’il est passé de mode.
« Glaner » me paraît plus actif de « flâner » : lequel est le meilleur je n’en sais rien. « Glaner » est sous tendu cer­taine­ment par une volonté, une néces­sité même (le glan­age d’autrefois n’était pas pour le plaisir et beau­coup de gens aujourd’hui repren­nent le glan­age). Flâner c’est bat­i­foler (si pos­si­ble dans une prairie), n’est-ce pas, comme nous le savons depuis une cer­taine mar­quise.
_ Glanerie com­porte donc le sérieux de glaner, mais en même temps laisse enten­dre une écoute flot­tante, une douceur à se laisser imprégner.
_ Quand j’ai eu le réflexe de noter les prénoms, ils fig­urent avant ou après la men­tion de leurs dits. Je suis désolé pour les anonymes. S’ils lisent ces pages et qu’ils veu­lent être iden­ti­fiés et/ ou com­pléter les infor­ma­tions, qu’ils n’hésitent pas à me contacter.