« Modeste proposition pour un éloge de la pomme de terre »

Intervention-Lecture

La pomme de terre, la « papa » des Andes, tra­verse siè­cles et pays pour accom­pa­g­ner la vie des hommes. Et quand la pomme de terre n’est plus là, la société tra­verse une ter­ri­ble crise (pen­sons à la grande famine en Irlande au XIXe siè­cle). Il n’est donc pas éton­nant qu’ici ou là les artistes et chercheurs aient ren­con­tré la pomme de terre dans toutes ses var­iétés : poètes (Jean Fol­lain, Gulya Ilyès, Fran­cis Ponge,…), plas­ti­ciens (Mil­let et son Angélus,Van Gogh, Henri Cueco,…), cinéastes (Agnès Varda : Les Glaneurs), eth­no­logues (Lévi Strauss et la pomme de terre dans les mythes indiens,…).

Je demeure actuelle­ment en France en région Picardie où est né Par­men­tier, qui a su faire admet­tre à la pop­u­la­tion française les bien­faits de la pomme de terre. Est-ce la rai­son du regard que je porte à ce mod­este com­pagnon ? En tout cas pen­dant plusieurs années j’ai eu un rendez-vous quo­ti­dien avec une pomme de terre « plan­tée » sur mon bureau où elle se dessèchait au lieu de pour­rir. Et chaque matin j’ai noté les images qui venaient à la ren­con­tre des rides et fis­sures nées des pro­fondeurs de la pomme de terre. Mais il ne s’agit pas dans cette soirée de faire lec­ture de ces mille cinq cent ren­con­tres quo­ti­di­ennes. Je pro­pose surtout de partager mon plaisir à décou­vrir les textes de quelques créa­teurs qui ont sû par­ler d’elle. Une soirée lecture-vivante à partager. En robe de cham­bre ou en robe des champs ? Ces soirées peu­vent aussi per­me­t­tre d’accueillir tout texte que les per­son­nes présentes voudront bien éventuelle­ment apporter, voire partager.

Plusieurs inter­ven­tions ont déjà été réal­isées : au Rwanda, au Togo, dans des étab­lisse­ments sco­laires de Picardie, ou au cours de formations

En 2008, trois inter­ven­tions de cette sorte sont déjà retenues au salon du livre de Mont­di­dier (ville de nais­sance de Parmentier).