Un étranger serait-il obligatoirement en demandeur de nationalité ?

ou : le prési­dent est-il fail­li­ble sur la ques­tion des étrangers ?

_ Com­ment se peut-il que dans l’entretien télévisé du 27 avril 2008 (cet entre­tien con­cocté sous les ors et les rouges majestueux de la République, avec costard cra­vate et sans mon­tre Rolleix osten­ta­toire) notre Omiprési­dent ait con­fondu « tra­vailleurs sans papiers » qui se bat­tent pour la régu­lar­i­sa­tion de leur emploi, et « demande de nation­al­ité française » ?
_ Je suis étonné non seule­ment d’une telle con­fu­sion chez ce mon­sieur, mais encore qu’aucun jour­nal­iste n’ait réagi dans l’instant. Et qu’aucun jour­nal du lende­main matin n’en ait parlé. Les com­men­taires ne sont venus que dans la mat­inée du ven­dredi.
_ Je n’attendais pas grand chose sur cette ques­tion de notre Président-déjà-un-an-et-déjà-si-débrouillard, mais ce qui m’interpelle c’est donc bien ce silence des gens de médias : étaient ils médusés par le prési­dent ? Sont-ils à ce point eux-mêmes dans la con­fu­sion des sen­ti­ments que dès qu’on parle « étranger » ils pensent incon­sciem­ment à quelqu’un qui veut pren­dre notre belle nation­al­ité ?
_ Que nos fan­tasmes nous trahissent !!
_ Je n’ai du reste pour ma part aucune crainte que quelqu’un ne « prenne » ma nation­al­ité. J’en suis plutôt heureux. Il y a telle­ment de pays où il ne fait pas bon vivre !
_ Mais revenons, revenons, à notre Panurge : le prési­dent a fait une bien étrange con­fu­sion. J’en déduis que c’est un bien étrange prési­dent, qui nous mène en bateau. Avec qui est-il monté ? Qui tombera à l’eau ? Voilà toute la question.