Sarkositoire du 16 décembre 2009

L’hiver est de plus en plus rude dans le domaine qui nous préoc­cupe, autant se mus­cler ! 68 per­son­nes sans papiers mais non sans tra­vail se sont instal­lés à la bourse du Tra­vail de Creil pour pour­suivre leur com­bat (week end des 12–13 décem­bre).
Char­ter pour Kaboul ce lundi 14 décem­bre avec cette fois 9 per­son­nes, qui étaient en réten­tion à Coquelle et Lille. Besson qui avait promis la pre­mière fois que ce serait la dernière si la sit­u­a­tion à Kaboul ne s’améliorait pas. Mais Besson étant le plus faux-jeton des min­istres, le plus traîtres, le plus fourbe, cela ne saurait nous éton­ner. La France délivre main­tenant des laissez-passer pour les pays en guerre, l’ambassade d’Afghanistan vient de dire qu’elle n’avait elle-même donné aucun accord.

Bon dossier cette semaine sur Besson juste­ment dans le Nou­vel Obs (en titre : “jusqu’où ira-t-il ?”). Bien sûr que Besson ira jusqu’au bout, le traitre va tou­jours plus loin, pour plaire à son maître. Je ne suis donc pas seul à le dire. A lire dans cette ligne juste­ment :  “Pourquoi Sarkozy aime les traitres” ? Le prési­dent aime les traitres, ceux qui après avoir franchi le Rubi­cond n’ont plus d’avenir qu’à coller à ce qu’il désire. Sa soi-disante ouver­ture est à analyser de la sorte.

L’hiver sera de plus en plus rude aussi car il n’y a plus aucun doute sur les sources des pensées-sarkozy : Patrick Buis­son, ancien directeur de Minute, jour­nal de l’extrême droite, est main­tenant au ser­vice direct de Sarkozy. Ce n’est donc pas par hasard que cer­taines expres­sions, cer­tains copier-coller de la péri­ode de Vichy (« la terre ne ment pas ») appa­rais­sent de plus en plus sous sa plume. Patrick Buis­son est spé­cial­iste des enquêtes d’opinion, c’est lui qui passe com­mande des coû­teuses enquêtes de l’Elysée dénon­cées par notre député René Dosières, picard expert dans l’étude des comptes de l’Elysée. Patrick Buis­son est aussi directeur général de la chaine HISTOIRE depuis 2007. Vous voyez qu’il est dans des domaines très intéres­sants pour le prési­dent. On ne s’intéresse pas assez aux hommes de l’ombre, les véri­ta­bles inspi­ra­teurs. On sait pour­tant que c’est l’Elysée aujourd’hui qui décide de tout ! Ne quit­tons pas ce domaine sans rap­peler qu’on attribue à Patrick Buis­son la pater­nité de la créa­tion du Min­istère de l’Identité nationale et du Refoulement.

Gérard Noiriel, his­to­rien, apporte quelques éclairages sur la vari­a­tion de l’origine des étrangers stig­ma­tisés dans l’histoire (l’italien, le polon­ais, le maghrébin,…), et sur l’origine de cer­taines notions comme celle de clan­des­tin, rap­pelle que ce qui gêne en fait c’est tou­jours une ques­tion de classe sociale, c’est l’étranger de classes pop­u­laires. On sait que le prince saou­dien qui se con­struit une belle mai­son dans Paris n’a jamais posé problème.

L’hiver sera de plus en plus rude donc car le devoir de mémoire de Sarkozy n’est pas un devoir d’histoire, mais un mon­u­ment ver­bal à la gloire de sa Gloire, un hom­mage à son immense Vacuité : Toute l’histoire de France d’Allemagne (le mur du Berlin) et du monde (« il n’y a plus de par­adis fis­caux »),  con­ver­gent vers son arrivée. Pas éton­nant dès lors que dans le même temps soit annoncé la dis­pari­tion de l’histoire et de la géo­gra­phie dans cer­taines sec­tions du bac.

L’hiver sera rude pour les sans papiers et ce n’est pas la présence ici ou là d’un min­istre beur­rette ou de couleur (je pense à Fadela Amara ou à Rama Yade) qui règle le prob­lème. Cer­tains ont déjà rap­pelé qu’au temps même de la coloni­sa­tion on se per­me­t­tait de don­ner la nation­al­ité française à quelques africains pour leurs mérites au ser­vice de la France. On les appelait les « évolués », icônes que l’on pou­vait mon­trer afin de prou­ver notre humanité.

L’hiver sera de plus en plus rude à nous inter­roger sur ce régime : entré par élec­tion à l’Elysée com­ment le prési­dent en sortira-t-il ?

L’hiver sera rude mais on sait que le print­emps arrive tou­jours ensuite, alors il nous nous y pré­parons déjà.