Le contexte de juin 2010

Sarkos­i­toire : Le con­texte de juin

Des signes de développe­ment des sou­tiens dans le domaine cul­turel et notam­ment audio­vi­suel puisque sor­tent actuellement :

- Ulysse clan­des­tin qui  se présente comme un ” film choral”, un film pour la néces­saire sup­pres­sion du min­istère de l’Immigration et de l’Identité nationale.

- Les mains en l’air de Romain Goupil qui est actuelle­ment sur les écrans à Amiens. Allez vite le voir. Excel­lente presta­tion des enfants et de la sœur de Carla Bruni : Vale­ria Bruni-Tedeschi. Gageons qu’on par­lera de ce film au château de Nico­las Ier. S’il pou­vait com­mencer à trou­ver le traitre Besson bien embarassant !

Et dans la vraie vie par­fois on  gagne aussi  : ainsi à Amiens le tri­bunal admin­is­tratif d’appel  a con­damné à 1000 € d’amende la pré­fec­ture de l’Oise qui avait voulu ren­voyer de force un Dar­fouri pro­tégé par un statut de l’ONU. Les Préfets n’arrivent même plus à respecter les règle­ments inter­na­tionaux aussi clairs !

Un tra­vailleur sans papier en grève à Creil, qui avait été arrêté, a finale­ment été relâché cette semaine.

Mais dans la vraie vie on expulse tou­jours à tire-larigot. Telle­ment vite (telle lar­igot !) que l’on fait bourde sur bourde. En expul­sant et en ten­tant d’empêcher l’entrée sur le ter­ri­toire. C’est ainsi qu’un enfant haï­tien a été placé zone d’attente et sans la pro­tec­tion des mineurs, parce que c’est sa tante qui est venue le chercher et pas sa mère.

Une tunisi­enne obligée aussi de faire l’aller-retour, et heureuse­ment que les asso­ci­a­tions sol­idaires ont réagi.

Le jeune myopathe ren­voyé du Kosovo : on apprend qu’il a failli mourir… qu’il se traine à qua­tre pattes depuis deux ou trois jours ce qui est un pro­grès, alors qu’en France là où il était soigné, il se tenait debout pen­dant quelques heures. Oui il a fait une rechute au point que le préfet de Lor­raine a envoyé une équipe pour sauver la sit­u­a­tion, avec forces médica­ments qu’il ne peut se payer là bas. Cela ferait désor­dre n’est-ce pas si l’enfant mourait trop rapi­de­ment, lui que l’on dis­ait qu’il pour­rait être soigné là-bas tout comme en France !

Oui ce n’est pas le moment de baisser les bras. Pour­rons nous aller jusqu’à expulser les expulseurs ? Non car nous n’avons pas la même men­tal­ité. Mais on fera tout pour qu’ils ne puis­sent sévir encore des années durant.

J’ai honte à mon pays.

Je reviens de Nairobi au Kenya et je peux dire que vu de là-bas notre prési­dent se rap­proche plutôt de leurs tristes sires de prési­dents, de leurs dic­ta­teurs. Les Africains au pays savent de quoi ils par­lent et con­sta­tent que nous allons vers une république bananière. On com­prend que Sarkozy puisse tenir des réu­nions inter­na­tionales et ser­rer la main avec cer­taines tristes sires, ou pro­poser que le 14 juil­let les troupes des ex-colonies, pour fêter les 50 ans dits d’indépendances, les troupes qui ont du sang sur les mains, à Conakry, à Braz­zav­ille, à Kin­shasa, défi­lent et se fassent applaudir devant un par terre de por­teurs de mon­tres qui man­i­fes­tent le suc­cès de leurs turpitudes.

Savez-vous que ce mer­credi 2 juin on a retrouvé mort dans sa voiture Florib­ert CHEBOYA, prési­dent de l’ONG con­go­laise des droits de l’homme La Voix des sans voix (VSV). Il est mort le jour où il avait RV avec le patron de la poli­cie con­go­laire, et sans doute aux horaires de ce RV. C’était l’une des per­son­nal­ités les plus respec­tées des droits de l’homme en RDC a été assas­s­inée lâche­ment par les servi­teurs zélés des autorités de ce pays. Qui bien sûr mènent une enquête comme le préfet de la Somme même très sérieuse­ment une enquête sur le zèle de nos policiers Amiénois.

Ah j’ai honte de ce monde de zéla­teurs  ! J’ai honte d’Hortefeux qui pour­suit sa croisade à vouloir déchoir de la nation­al­ité française ceux qui fréquentent plusieurs femmes. Que voilà de bonnes occa­sions de super zèle pour nos policiers qui vont se trans­former en détec­tives privés pour observer le secret des alcôves. Hort­e­feux sur­pris en délit de racisme, jugé récem­ment par le tri­bunal et con­damné, devrait plutôt démis­sion­ner et se faire oublier.