Sarkositoire du 19 janvier 2010


Dans l’actualité ce mois-ci fig­ure notam­ment la pour­suite du stu­pide débat sur l’identité nationale qui a pour seul intérêt de mon­trer le bas niveau de nos dirigeants.  Plutôt que de vous arrêter à cela je vous invite à répon­dre à la péti­tion pour la sup­pres­sion du min­istère  des char­ters, ici  <http://www.pourlasuppressionduministeredelidentitenationale.org/>

Avec cette péti­tion on sort vrai­ment du pseudo-débat sur “faut-il entrer ou pas dans ce débat”!  La vérité c’est qu’il faut sup­primer les rouages poli­tiques qui ont pu lancer un tel débat.

A Rosarno en Italie (Cal­abre), avec la mafia, on agite la vio­lence, on fait fuir les étrangers. Le pape s’indigne car les gens que l’on vire sont des êtres humains ! On retrouve la même puis­sance de réflex­ion qu’en Amérique du Sud quand on se demandait au XVIe siè­cle si les Indi­ens avaient une âme. Le OUI l’emportant on a pu les bap­tiser. Les Africains seront sans doute heureux donc d’apprendre aujourd’hui  qu’ils sont tou­jours des êtres humains mal­gré les mal­heurs causés par les bons catholiques de Calabre.

En France on a rapté 96 mil­lions de doses de vac­cin con­tre la grippe A(H1N1) et on n’a tou­jours pas mis au point le vac­cin con­tre le palu qui tue un enfant sur la terre toutes les 3 min­utes. Nous avons un principe de pré­cau­tion sélectif !

Notre principe human­i­taire est beau­coup plus lâche que notre souci vac­ci­na­toire : une famille réfugiée du Kosovo depuis plusieurs années vient d’être extraite d’un cen­tre Emmaus de Bourg-en-Bresse et immé­di­ate­ment trans­férée au Kosovo.  Rela­tions indignée dans toute la chaine human­i­taire, évidem­ment. Mais notre com­mis­saire aux RMIstes qui vient d’Emmaus con­tinue à se trou­ver très bien en si bonne com­pag­nie de voy­ous inter­na­tionaux que sont nos dirigeants.

Tuerie à Cabinda pen­dant la coupe de foot­ball d’Afrique. C’est que 60% du pét­role de l’Angola est extrait du ter­ri­toire de cette enclave dont les 600 000 habi­tants sont pau­vres. Et l’on s’étonnera après qu’un cer­tain nom­bre d’Angolais orig­i­naires de cette enclave vien­nent se réfugier chez nous ! Voilà un pays, l’Angolas, grand ami de la France où Sarkozy avait été aire un saut l’an dernier alors qu’il n’a jamais eu le temps daller en Haiti !

On sait aujourd’hui les dif­fi­cultés que l’on a pour renou­veler ses papiers d’identité quand on est français né à l’étranger. Où va-t-on reléguer ceux qui ne parvien­dront pas à présen­ter des papiers de franci­tude ? En tout cas on voit décidé­ment où va se nicher l’identité nationale  pour nos autorités : dans les papiers. Nous sommes un pays de papier, une nation en car­ton, et notre prési­dent habite un château de cartes !

Par déri­sion je souhaite les bons vœux parce que c’est l’époque, les bons vœux à ceux qui n’ont pas voca­tion à rester en France et qui sont les bienvenus.

Je ne souhaite pas bons vœux au prési­dent qui va à May­otte pour annon­cer qu’on va bien­tôt installer un cen­tre de réten­tion tout neuf et un radar sup­plé­men­taire pour détecter les boat peo­ple. Il faut se faire une rai­son : notre prési­dent marche au radar, exclu­sive­ment au radar.