Femmes et Immigration

 Femmes et Immi­gra­tion : quels sou­tien con­tre la dis­lo­ca­tion du tissu/ lien familial


Actuelle­ment, des revues sont réal­isées afin d’identifier les don­nées exis­tantes sur les prob­lèmes liés à la santé men­tale chez les femmes migrantes et des droits des tra­vailleuses domes­tiques. Ces infor­ma­tions sont-elles prises en compte au niveau poli­tique ? Nous souhai­te­ri­ons vive­ment en débattre

1-Le phénomène de l’immigration inter­na­tionale des Maliens à tou­jours pris une dimen­sion famil­iale. Dans la sous région, en Afrique et dans le reste du monde.

La plu­part des tra­vailleurs immi­grés maliens se mari­ent après une pre­mière péri­ode d’adaptation dans le pays de destination.

Cer­tains pren­nent la femme sur place tan­dis que d’autres se mari­ent et ramè­nent la femme du pays d’origine. Cela par­ticipe non seule­ment à l’augmentation des nou­veaux flux d’immigrants, mais surtout à la com­po­si­tion eth­nique de ces flux.

Les con­séquences de cette immi­gra­tion accrue com­por­tent des aspects à la fois démo­graphiques et économiques en con­trar­iétés avec la poli­tique de régu­la­tion du regroupe­ment famil­ial en cours dans les pays d’accueil,  surtout dans l’UE.

Il faut souligner les charges de stress dans le vécu quo­ti­dien de ces femmes.

Peu de femmes sont expul­sées mais elles sont con­cernées au pre­mier degré par les effets et con­séquences du retour forcé : Les expul­sés sont au Mali pen­dant que leur femme et enfants sont vul­nérables et non assistés dans un autre pays.

Il s’agit  d’une vio­la­tion des droits de l’enfant et de la famille

(…)

Ces femmes ne béné­fi­cient pas des presta­tions sociales ; pour­tant le mari coti­sait à la caisse de sécu­rité sociale.

Les femmes immi­grées « sans papiers » vivent générale­ment dans la peur d’être à leur tour décou­verte et expul­sée vers le pays d’origine. Elles vivent dans la semi clan­des­tinité alors qu’elles doivent tra­vailler et s’occuper de l’enfant. Bien sou­vent elles sont seules à gérer les dif­fi­cultés et devi­en­nent alors la proie facile pour des gens mal intentionnés.

2– Dans les pays d’accueil et de tran­sit en Afrique nom­bre de Mali­ennes ont suiv­ies le mari ou se retrou­vent à la recherche de tra­vail dans la sous région.                                

 Prin­ci­pale­ment comme inter­venante aux taches domes­tiques et dans le petit commerce.

Les tra­vailleuses domes­tiques migrantes ont des expéri­ences dans diverses formes de dis­crim­i­na­tion en rai­son de leur sexe, de la race et de leur sit­u­a­tion sociale.               

Beau­coup sont isolées et soumises  à des exploita­tions abu­sives, de vio­lence physique, de la vio­lence sex­uelle, de mau­vais traite­ments et de vio­la­tions des droits du tra­vail, telles que le change­ment ou la rup­ture brusque de con­trat de tra­vail et de non paiement des salaires.

Elles ont égale­ment un accès lim­ité aux ser­vices de santé et d’informations.

La Santé men­tale qui englobe la sta­bil­ité émotion­nelle d’une per­sonne pour gérer les pres­sions et les autres fac­teurs de stress est une préoc­cu­pa­tion majeure.

Extrait d’un Doc­u­ment de plaidoyer

“Femmes et immi­gra­tion : quels sou­tiens con­tre la dis­lo­ca­tion familial”

Février 2010 Emis­sion AfriCable.

Asso­ci­a­tion des Maliens expulsés

AME février 2010

Cet extrait a été lu lors du Sarkos­i­toire du 15 mars 2010