Ce qu’a dit l’AME durant l’été 2009

Dans la vig­i­lance et l’analyse des poli­tiques en œuvre sur la ques­tion des immi­grés sans papier l’association mali­enne des expul­sés proteste et dénonce la dévi­a­tion sécu­ri­taire des autorités ital­i­ennes sur le traite­ment des per­son­nes étrangères rési­dants sur son sol. La nou­velle loi lib­er­ti­cide dans son appli­ca­tion révèle bien les inten­tions xéno­phobes du Gou­verne­ment de Berlus­coni puisqu’elle fait la pro­mo­tion des mil­ices citoyennes sup­pléants bon marché ( patrouilles et ron­des a effectuer hors des régards) de la force publique pour mater et expulser allè­gre­ment les étrangers instal­lés sou­vent durant de longues années ( avec con­joints nationaux) sans espoir de régu­lar­i­sa­tion administrative

L’Association Mali­enne des Expul­sés est sol­idaire sur l’appel uni­taire du 22 août jour anniver­saire de l’occupation de l’Eglise St Bernard par les immi­grés sans papier pour la reven­di­ca­tion de leur droit à avoir des Droits.
13 ans après la lutte con­tinue au regard des dur­cisse­ments opérés dans les pays d’accueil du Nord et prin­ci­pale­ment dans l’espace Schen­gen qui vul­néra­bilisent les con­di­tions d’entrée, de séjour et de tra­vail pour les non ressor­tis­sants de leur espace. Grace à la Sol­i­dar­ité inter­na­tionale les syn­er­gies s’activent et se ren­for­cent au profit de la defense des personnes.

Nous avons tou­jours dénoncé le fait d’inclure dans les ter­mes de l’accord France– Mali en négo­ci­a­tions les marchandages sur le nom­bre de nationaux à régu­lariser en France.
La régu­lar­i­sa­tion des tra­vailleurs immi­grés sans papier est une sit­u­a­tion admin­is­tra­tive Française et non un élément (sauf poli­tique) de con­di­tion­nal­ité pour béné­ficier d’autres avan­tages comme la ral­longe de l’APD ou le finance­ment de pro­gramme sec­to­riels.
La France fait émarger ces per­son­nes aux fiches d’impôts et encaisse leurs coti­sa­tions sociales imputées sur les fiche de paie, sans con­trepar­tie pour les con­cernés. Est ce ces sommes là qui nous revi­en­nent sous la forme d’aide au développe­ment ou alors con­vient t’il à la France d’alimenter une économie « clan­des­tine » par­al­lèle ; en lais­sant la lat­i­tude aux patrons de dis­poser de l’orientation de la vie d’un tra­vailleur immi­gré qu’ils rémunèrent selon ses humeurs.
Les autorités Françaises doivent régu­lariser le séjour des tra­vailleurs immi­grés et de leur famille afin de sor­tir de la sit­u­a­tion illogique de faire du chiffre ; et démon­ter le sys­tème de « l’économie clan­des­tine » en œuvre.